mars 1, 2024

Kavumu : ‘‘on a 4 enfants, il me dit qu’il va épouser une autre car je ne suis pas sa femme légitime’’, témoigne une dame lors d’une table ronde de VLF

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Pour permettre les hommes, les femmes et les autorités locales dans le village à d’échanger sur l’absence du mariage civil, comme source des violences domestiques dans certains ménages dans cette entité, l’organisation Voix et Leadership des Femmes (VLF), vient d’organiser une table ronde via le consortium AFEM (Association des Femmes des Médias) ; KJN (Karibu Jeunesse Nouvelle), SOS IJM (SOS Information Juridique Multisectorielle) et FPM dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu le mardi 21 février 2023.

Les débat a tourné sur : « L’absence des mariages civils, ce qui est considéré comme  source des violences domestiques dans certains ménages à Kavumu », une occasion pour une maman de quatre enfants d’exprimer ses émotions de tristesse.

« Cela fait 7 ans que je vis avec mon mari, nous avons 4 enfants mais à ce jour, il me dit qu’il va épouser une autre femme. Il ne me respecte plus et me dit que je ne suis pas sa femme légitime.  Il a versé la dot chez mes parents, mais nous n’avons pas de mariage civil, je ne sais quoi faire » raconte toute triste Mapendo au micro de Mama Radio.

Pour le procureur de la République,  Jean Baptiste Yumbu Colbert, son tribunal reçoit plusieurs cas des plaintes des violences domestiques, c’est notamment des cas liés aux coups et blessures, les injures publiques, la polygamie, l’incitation à l’adultère, le délaissement d’enfants.

« L’ignorance de la loi et le non-respect des obligations du mariage sont à la base des violences domestiques dans plusieurs ménages. Beaucoup de nos jeunes qui se marient maîtrisent moins les obligations du mariage. Par exemple, les mariés se doivent amour et protection ainsi que fidélité ; soins et assistance et doivent tous deux contribuer à la charge du ménage. Ceci est dû à dépravation des mœurs, à la mauvaise socialisation et aux coutumes rétrogrades, les unions forcées, le montant élevé de la dot, la peur pour certains mariés de répondre à certaines obligations du mariage, » confi-t-il au reporter de Mama Radio.

Par ailleurs, il recommande que le code de la famille soit intégré dans le programme d’éducation d’enseignement primaire et secondaire, mais aussi au niveau des institutions supérieures.

De son côté, la  chargée de suivi et évaluation à l’Association des Femmes des Médias (AFEM), Madame Sourire Mugihirwa, membre du consortium que cette table ronde visait à contribuer à la réduction des violences domestiques  à travers des actions de sensibilisation et de plaidoyer.

Notons  que cette activité s’inscrit dans le cadre du projet : « Campagne de sensibilisation et de plaidoyer pour la participation des femmes dans la gouvernance locale et la lutte contre les violences domestiques dans les territoires d’Idjwi et Kabare », dans le cadre du programme Voix et Leadership des Femmes (VLF), financé par les affaires Mondiales du Canada et mise  en œuvre par le consortium AFEM-FPM-KJN et SOS IJM.

Rédaction.

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