mars 1, 2024

Sud-Kivu : au niveau local, les femmes sont les grandes actrices de paix

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La jeune fille et la femme doivent bousculer et faire attendre sa voix à travers les plaidoyers pour que les autorités et les décideurs politiques puissent prendre en compte la participation des femmes dans le processus de paix, une recommandation formulée lors du carrefour des jeunes pour la paix, organisé ce samedi 17 juin 2023, par la plate-forme Youth For Peace DRC à Bukavu. 

 

Madame Solange Lwashiga, Présidente du COCUS des femmes au sud-Kivu qui a parlé des défis qui bloqueraient les femmes et opportunités sur la participation de ces dernières dans le processus de paix en RDC.

Elle explique que loi qui donne les droits des femmes de participer aux processus, doit être respectée et mis application, car la femme est la première actrice de la paix.

« Malgré la résolution 1325 adopté par le Conseil de Sécurité des Nations Unies, s’agissant de la loi, tout ce qui a comme organisations des femmes au niveau africain et mondial ; la femme est faiblement représentée dans le processus de la paix et surtout quand il s’agit des négociations officielle. Et pourtant, au niveau de la communauté, la femme est une grande médiatrice malheureusement tout ce qu’elle a comme compétence, expertise n’est pas capitalisé par les parties qui sont concernée par le processus de paix d’une manière officielle, » explique-t-elle.

Par ailleurs, elle a insisté sur l’importance de renforcer les capacités des femmes pour qu’elles deviennent médiatrices et négociatrices au niveau international pour que leurs présences soient prises en compte pour espère avoir des accords qui prennent en considération les questions de genre et égalité de genre.

« Si nous essayons de voir sur le plan communautaire les travails avec les organisations de défense des droits humains, mais particulièrement, les questions de paix et sécurité, beaucoup des problèmes et conflits trouvent des solutions parce que les femmes et les jeunes filles sont intervenues en créant un cadre de dialogue jusqu’à amener les parties en conflits à l’harmonie, la cohésion sociale est renforcé que d’aller en justice. Il y a beaucoup des choses qui sont faîtes parce que si ces femmes n’œuvrent pas au niveau local en matière de paix et sécurité, la RDC ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui » a-t-elle renchéri.

 

Par rapport au taux de participation aux processus de paix, les grands salons internationaux, les femmes sont élagués au second plan et les grandes initiatives sont prises par les hommes. Selon l’expérience vécue au dialogue, inter-congolais de San City, les femmes étaient représentés à 12,5 % et ont contribué à l’accord global et inclusif de San City.

« Toutes les grandes initiatives sont chapeautées toujours par des hommes, » s’indigne-t-elle.

Solange Lwashiga a encouragé les femmes et les jeunes filles à ne pas se décourager tout en leur recommandant de mettre en place des stratégies afin de créer des synergies, négociations, connexions et plaidoyers pour que leurs voix soient prises en compte.

Mitterrand Rukozo

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