mars 1, 2024

Bukavu : le maire « incapable? » les conducteurs des taxis imposent la loi

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Les conducteurs des taxis bus s’imposent en fixant le prix du transport en commun, selon leurs humeurs et conditions météorologiques. Constat fait par votre rédaction depuis plusieurs mois dans la ville de Bukavu.

Les conducteurs foulent aux pieds l’arrêté N401/BKV/M.BKV/006/2021 fixant le prix de transport en commun, signé par l’ancien maire de la ville, Mechak Bilubi. Trajet Place de l’Indépendance-Bagira à 700FC, Bagira-Nyawera-Nguba à 800FC. ONL-Janda-Place à 500FC et jusqu’à Nguba à 800FC. Place de l’indépendance-Nguba à 500FC.

Les conducteurs imposent la loi et ses substituent en Maire de la ville

La division des axes de transport par les conducteurs, constitue désormais la nouvelle tarification. Le cas est visible dans l’axe Nguba-Bagira où les chauffeurs ont divisé en plusieurs axes : Nguba-Place à 500fc, Nyawera-Général à 500fc, Général-Brasserie à 500fc et 700fc, Brasserie-Bagira : 500Fc.

Pour un client qui quitte Nguba pour Bagira, paie désormais 1500fc à 1700fc voir 2000Fc pour une course jadis à 800 Francs Congolais.

Un calvaire pour la population qui exerce ses activités dans le centre-ville, qui arrive tard au travail et rentre tard à la maison, également pour les étudiants qui se voient rater les cours pour retard faute de la majoration du prix du transport  et manquent souvent les bus.

Dans un entretien accordé à votre rédaction, le président de l’Association des Chauffeurs du Congo (ACCO) axe Bagira, Monsieur Narcisse, justifie ce désordre par l’influence de certaines autorités.

« Tu peux vouloir faire appliquer la rigueur aux chauffeurs qui augmentent le prix, mais malheureusement certaines autorités, comme les magistrats, les colonels, les PCR t’appellent pour t’intimider et d’autres  t’envoient même des convocations venant du parquet, soit disant qu’on a arrêté leurs véhicules, »  dénonce-t-il.

Notre source regrette également le faite que l’autorité urbaine ne fait pas le suivi de l’arrêté signé par son prédécesseur et qui ne reste qu’un  simple  feuille de papier.

Silence radio du côté du Maire Zénon Karumba, une « complicité » ou « incapacité » ?

Depuis plus de 3 mois que cette situation persiste, l’inaction de l’autorité urbaine face à ce calvaire que traverse sa population, donnerait l’impression que Zénon Karumba est concentré à l’évacuation des kiosques de cette même population oubliant lue secteur de transport. Une double peine pour la population de Bukavu.

En Contactant le maire de la ville, sa cellule de communication nous a rassuré de ne pas être au courant de cette situation et qu’elle attendait peut-être que les médias en parlent pour s’en occuper.

« N’oubliez pas que la conjoncture économique actuelle, pourrait être à la base de ce désordre tarifaire. Voir même la spéculation autour du taux de change et la hausse du prix de carburant, » affirme la Celcom de la mairie dans un entretien avec votre rédaction.

De leur côté, les conducteurs justifient ce désordre par le temps qu’ils perdent dans les embouteillages et que ça serait un manque à gagner, d’autres parlent de la météo, quand il veut pleuvoir où quand c’est le soir. D’autres conducteurs disent ne pas savoir le pourquoi et ils haussent le prix parce que les autres font la même chose.

Les habitants demandent l’implication de l’autorité urbaine pour rétablir l’ordre dans le secteur du transport en commun.

Mitterrand Rukozo