avril 22, 2024

JI de la Jeune Fille : « Jeune fille, lève-toi, car rien ne te sera accordé pour tes beaux yeux » Mwanamke kesho

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A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la fille, ce 11 octobre, Grace Maroyi coordinatrice de l’organisation Mwanamke Kesho, explique que cette journée renvoie aux droits des jeunes filles en particuliers et donne l’opportunité de s’exprimer sur les inégalités auxquelles font face, certaines filles. Elle s’est exprimée ce mercredi 11 octobre 2023 au cours d’une interview exclusive accordé à votre rédaction.

Pour elle, l’autonomisation de la femme et de la jeune fille en particulier est un point important pour la femme, car cela permet à ces dernières de contribuer au développement économique du foyer et voir même de la nation. Elle ajoute que l’organisation Mwanamuke Kesho possède un programme qui réunit les femmes des différentes tranches d’âge dans le territoire de kabare, qui permet d’échanger sur l’importance de l’autonomisation financière de la femme. Selon elle, c’est grâce à cette autonomisation que la femme devra arriver à promouvoir ses droits.

« Cette jeune fille, qu’on célèbre ce 11 octobre, c’est cette fille, qui est encore en famille, qui est encore à l’école, cette jeune femme dans le milieu rural, cette jeune fille au village  dans le champ, mais qui a aussi besoin de s’exprimer, de faire entendre sa voix, de faire connaître ses défis et ses problèmes, » dit-elle.

L’objectif de cette journée étant de promouvoir l’égalité entre les jeunes filles et les jeunes garçons sur tout le plan, en éducation, en nutrition, en politique.

«  Mais, nous remarquons que ce défis est encore énorme parce que tout d’abord un grand nombre de la population n’est pas informé sur cette journée, nous avons  aussi l’éducation qui malgré la gratuité de l’enseignement reste un défis pour ces jeunes filles, les manques de kit de dignité  approprié dans des certaines écoles surtout dans des territoires fait aussi parti des défi qui ne facilite pas jusqu’à présent l’égalité de chance d’accéder à l’éducation. Nous pouvons être engagé sincèrement sur les droits des femmes mais tant que nous ne saurons pas résoudre la question de l’autonomie financière ou la femme sait se prendre en charge, reconnais qu’elle doit travailler  et se créer des activités génératrice de revenue, ça serait compliqué car ça serait comme un cercle vicieux, après elle va  chercher à défendre et à protéger  ses droits mais à un moment donné elle se retourne contre elle, parce qu’elle doit venir vers quelqu’un pour le lait de beauté, soit pour le logement, l’éducation ou la scolarité  des enfants. Mais si elle est autonome, elle peut aussi intervenir dans des besoins ménagers ainsi rendre la tâche facile à l’homme ».

Par ailleurs, elle appelle les jeunes filles à se lever, en montrant son courage qu’elle peut le faire, car rien de lui ne sera accordé pour de beaux yeux ou juste par pitié.

Signalons que c’est depuis 2012, soit 11 ans que cette journée est célébrée au niveau international et elle est différente de la journée internationale de la femme qui est se trouve être très vaste et réunit des femmes et des filles, mais celle-ci se focalise sur les besoins, les défis auxquels les filles font face.

Huguette Namwezi (stagiaire)

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