avril 22, 2024

Sud-Kivu : lancement du guide de mise en œuvre de l’agenda jeunesse paix et sécurité à l’endroit des autorités publiques

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« Mise en œuvre de l’agenda Jeunesse paix et Sécurité au niveau national : un guide à l’attention des agents publics. » ; vient d’être lancé en province du Sud-Kivu ce 8 novembre 2023 lors d’une cérémonie organisée à l’Hôtel New Riviera par la Division provinciale de la jeunesse, Initiation à la nouvelle citoyenneté et cohésion nationale en partenariat avec le Fonds des Nations Unies pour la Population (UNFPA) , l’Académie Folke Bernadotte (FBA) et Search For Common Ground. 

Selon Didier Charles Kouadio, chargé de programmes Jeunesse, Femme, paix et sécurité du Fond des Nations-Unies pour la population, ce guide a été élaboré en 2021 en version anglaise et traduit en 2022 en version française. La RDC est devenue ainsi le premier pays francophone à avoir élaboré son Plan d’Action National, PAN-2250 pour la mise en œuvre de cette résolution. C’est pourquoi, ils ont mené des plaidoyers pour que la RDC soit le premier pays où on va lancer ce guide.

« Comme son nom l’indique, c’est un guide. C’est une orientation à l’endroit des décideurs. Comment est-ce que les décideurs pourraient utiliser ce guide pour mener à bien une analyse sensible au genre. Quand on parle de l’analyse sensible au genre, comprenez qu’il y a différentes étapes dont : les causes profondes en passant par les acteurs clé des conflits ; les besoins spécifiques, besoins stratégiques, priorités des jeunes. Et après, trouver des solutions possibles. On voudrait alors que les décideurs soient renforcés sur cette thématique pour que quand ils élaborent leurs plans d’actions, leurs programmes, politiques au niveau national que provincial soient en faveur des jeunes, » dit-il.

Au nom de l’UNFPA, il dit être prêt à accompagner financièrement et techniquement la province du Sud-Kivu dans l’exercice de leur plan opérationnel dans la localisation de cette résolution en attendant que le gouvernement prenne ses responsabilités.

Les organisations des jeunes de la société civile, réunit au sein de la coalition provinciale Jeunesse Paix et sécurité, se disent très heureux de voir qu’un guide vient finalement d’être lancé à l’intention des autorités publiques, parce que la plus part des fois quand elles menaient leurs plaidoyers, les autorités n’avaient pas une idée sur l’agenda jeunesse paix et sécurité et du coût, ce n’était pas intéressant à leur égard.

Cérémonie de lancement du Guide sur l’agenda Jeunesse Paix et sécurité à l’hôtel New Riviera.

« Comme ils vienent de bénéficier de ce guide qui va leur orienter sur comment, ils peuvent orienter leurs politiques en faveur des jeunes, comment est-ce qu’ils peuvent contribuer à la mise en œuvre de cet agenda ; désormais, quand nous allons les rapprocher, les rencontrer pour des activités pour le plaidoyer, ça ne sera pas nouveau pour eux, parce qu’ils ont un guide qu’ils seront entrain de lire et ensemble on pourra définir des politiques qui sont en faveur des jeunes. Des politiques qui rentrent dans l’esprit de l’agenda jeunesse paix et sécurité avec ses cinq piliers. Actuellement, je sais que les services de la jeunesse dans la province, les jeunes vont se sentir vraiment à l’aise, surtout les organisations des jeunes de la société civile qui sont souvent méprisées. Et ensemble nous allons mobiliser les partenaires pour avoir les fonds pour les initiatives des jeunes pour la consolidation de la paix, » se réjouit Pacifique Mushubusa, modérateur de cette coalition.

De sa part et au nom des autorités publiques, Maître Euphrem Shungu, Directeur de Cabinet du Ministre Provincial en charge de la jeunesse : « qu’ensemble, nous puissions agir et nous conformer de tels sortes que la mise en œuvre réelle, pratique et rapide de l’agenda jeunesse paix et sécurité au niveau provincial du Sud-Kivu soit  vécue comme une réalité au quotidien et en intérêt supérieur de la jeunesse en particulier et de toute la province en générale, parce que la paix et la sécurité constituent un gage et une condition sine qua non du développement tant attendu par tous. » Et d’ajouter que le gouvernement provincial, reste disposé à acquérir à bras ouvert toutes les recommandations qui sont sorties de cette activité.

Rappelons que la résolution 2250 sur la Jeunesse Paix et Sécurité, JPS adopté 9 décembre 2015 par le Conseil des sécurités des Nations Unies, c’était pour renforcer considérablement la reconnaissance des jeunes en tant qu’acteurs de paix et force positive dans la prévention et la résolution des conflits et la construction d’une paix durable et a quatre piliers dont : la participation ; la protection ; prévention ; la démobilisation et dérangement ainsi que le partenariat.

Divin Cirimwami