mai 19, 2024

Sud-Kivu : en dépit des sensibilisations menées sur terrain, AFEM déplore la persistance des cas des VSBG

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Décourager les normes et pratiques coutumières, sexistes et discriminatoires dont sont victimes les femmes et jeunes filles, l’une des recommandations de l’Association des Femmes des Médias (AFEM), à l’égard des autorités ce lundi 13 novembre 2023 à Bukavu devant la presse. 

Pour 4 mois, un monitoring de cas des violences sexuelles et basées sur le genre, VSBG dans la Province du Sud-Kivu a été effectué en territoire de Walungu dans le groupement de Mushinga et dans la chefferie de Nidja  par les noyaux clubs d’écoute de AFEM avec les hommes et femmes engagés dans la promotion des droits humains. Ces deux zones minières opérationnelles où des femmes et filles subissent différentes violations notamment : physique, psychologique, économique, professionnelle, sociale et culturelle.

Selon les résultats obtenus dans les zones enquêtées, le taux de prévalence aux maladies infectieuses varie d’un milieu à un autre et est influencé par certains facteurs tels que la classe sociale, le niveau d’éducation ainsi que le degré de conformité aux normes sociales et pratiques culturelles qui sous-tendent ce type de violences.

AFEM recommande à travers sa présidente du conseil d’administration Madame Cady Adzuba, aux autorités locales et Judiciaires de prendre les mesures qui pourront mettre fin aux violences faites aux femmes et jeunes filles.

 » Ces normes et pratiques régulent les rapports sociaux entre les sexes, tout en violant les droits économiques, sociaux, politiques et sexuels. Au regard de ce tableau sombre, nous recommandons ce qui suit aux autorités locales des entités de Mushinga et Luwidja, des chefferies, Administrateurs des territoires, Chefs des groupements, PNC, FARDC de : 

Faire appliquer la loi sur la répression des cas des violences sexuelles et basées sur les genres à l’égard des femmes dans la communauté ;

– Assurer la collaboration efficace avec AFEM et autres organisations qui militent pour les droits des femmes afin de leur faciliter leur travail de sensibilisation communautaire sur le terrain ;

– Décourager les normes et pratiques coutumières, sexistes et discriminatoires dont sont victimes les femmes et jeunes filles ; 

– Mettre en place des mécanismes de promotion de la participation des femmes à la gestion de la chose publique.

Aux autorités judiciaires de rechercher les infractions liées aux violences sexuelles sur le genre et sanctionner les auteurs conformément à la loi.

Par ailleurs, l’Association de Femmes des Médias déplore la persistance des cas de ces violences basées sur le genre au Sud-Kivu en dépit de forte sensibilisation menées sur terrain.

Notons que 20 cas de violences sexuelles et basées sur le genre à l’égard des femmes et des filles ont été répertoriés au cours d’une période allant de juin en octobre 2023. Parmi eux, 4 cas de justice populaire des femmes accusées de la sorcellerie ont été signalés, dont une femme tuée à Luhwindja et 2 à Mushinga ainsi qu’une autre femme lynchée obligée de fuir son domicile.

Mitterrand Rukozo

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