mai 19, 2024

Sud-Kivu : les OSC apportent leurs contributions à l’élaboration de l’examen périodique Universel

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Les acteurs de la société civile viennent de développer leur contribution au mécanisme de l’EPU, un des résultats attendus et atteint d’un atelier de renforcement de capacités des Organisations de la Société Civile, OSC sur sur l’élaboration du rapport alternatif à l’Examen Périodique Universel (EPU), organisé par le Centre Carter à travers le projet Voix et Leadership des Femmes financé par les Affaires Mondiales Canada, durant 4 jours et qui pris fin ce 17 novembre 2023 à l’hôtel Horizon en commune d’Ibanda Ville de Bukavu. 

Les participants à ces assises ont expliqué leurs contributions à ce 4e cycle d’élaboration des rapports alternatifs des OSC pour que certains éléments nouveaux soient pris en compte dans le prochain EPU qui aura lieu en novembre 2024 à Genève.

Raphaël Wakenge, coordinateur de ICJP, modérateur du Comité provincial sur la justice transitionnelle au Sud-Kivu : « cette initiative qui n’intervient qu’environ 4 ans. S’agissant de notre pays, elle date d’aujourd’hui d’à peu près 5 ans. Si aujourd’hui, on vient donner la possibilité aux organisations de la société civile de pouvoir s’interroger sur cette question, c’est une bonne initiative. La contribution que nous avons apportée sur cet examen et que, sur base de notre expérience aux questions de justice transitionnelle, une thématique nouvelle, nous avons pensés qu’il était nécessaire de discuter sur ce sujet avec des éléments nouveaux par rapport aux années passées. Parce sur s’agissant de l’EPU, c’est un processus cytique et continu. Comme on a présenté la situation en RDC, c’est l’occasion de regarder ce qui a été fait par rapport aux recommandations faites et ajouter d’autres éléments nouveaux qui viennent soutenir les rapports du passé par les informations sur la justice transitionnelle dans les discussions qui vont être faites prochainement. »

De son côté, Madame Sourire Muhigirhwa, chargé des projets au sein de l’Association des Femmes des Médias, AFEM : « notre contribution par rapport à cet examen, a été focalisée sur l’intégration du genre. Il a été remarqué que les recommandations de l’examen précédent qui est intervenu il y a 4 ans, certaines n’ont pas été touchées. Nous AFEM, avions apporté un plus par rapport aux questions sexospécifiques liées aux femmes, aux enfants, mais aussi aux hommes. Nous avons proposé la réhabilitation, la modernisation des milieux carcéraux en prenant compte du genre et séparer les hommes des femmes et des enfants, car dans certaines prisons, ils sont mélangés. Nous avons également fait allusion sur l’effectivité des résolutions 1325 et 2250 sur les femmes, les jeunes, la paix et la sécurité ; notre apport également, sur la question des femmes qui sont accusées de sorcellerie et qui est devenue féminicide. Il y a eu une loi sur les VBG, mais a été torpillé parce qu’on a effacé toutes les substitutivités par rapport aux VBG, on a dit qu’il fallait remonter cette recommandation au niveau international, puisque le vote n’a pas atteint l’assentiment des initiatrices ».

Pour sa part, Ledoux Nkunzimwami, acteur de la société civile et défenseur des droits humains : « cet exercice nous a permis de savoir comment on élabore l’outil permettant de voir l’évolution des droits humains dans les États. C’est une opportunité de présenter l’évolution des droits de l’homme d’ici au niveau local. On a mis en avant les droits de les femmes, les enfants sur les questions des violences sexuelles et basées sur le genre. Parce qu’il se fait que notre pays peine encore à évoluer sur ce plan ; la situation des peuples autochtones ; la situation carcérale reste à désirer. Nous avons soulevé la question de crédit carbone, les taxes là que les pollueurs devraient payer et qui ne reviennent pas à nous. »

Notons que l’EPU est un processus qui consiste à passer en revue périodiquement les réalisations de l’ensemble de 193 Etats de l’ONU dans le domaine des droits de l’homme. Une innovation importante du Conseil de droits de l’homme qui repose sur le principe d’égalité de traitement de tous les pays. Ils lui donnent l’occasion de déclarer les mesures qu’ils ont prises pour améliorer les droits de l’homme dans leurs pays et pour surmonter les obstacles à l’exercice de ces droits.

Divin Cirimwami

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