février 27, 2024

Bukavu : table ronde pour échanger sur la manière de s’impliquer dans l’application effective de la loi sur les VBG 

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Afin d’amener les magistrats, les avocats, organisations de la société civile et médias à s’approprier le contenu de la loi sur les VBG et devenir des sensibilisateurs dans leurs services pour une mise en œuvre effective, L’Organisation Journalistes pour les Droits Humains, JDH vient d’organiser une table ronde ce vendredi 24 novembre 2023 à Bukavu. 

A l’issue de cette activité, 30 participants dont : les Magistrats et Avocats, organisations de la société civile et médias de Bukavu ont échangé entre autres sur la manière de s’impliquer dans l’application effective de la loi sur les VBG en RDC et la loi d’exemption des frais de justice, promulguée par le 11 septembre 2023 par le chef de l’Etat.

Il s’agit d’une avancée majeure grâce au plaidoyer mené par Journalistes pour les Droits Humains et ses partenaires de la société civile pour lutter contre l’impunité des violences sexuelles et les VBG.

Pour Prince Murhula, Coordonnateur de JDH, renseigne qu’il s’agissait de vulgariser les deux nouvelles lois récemment promulguées en RDC. Mais la question de violence reste complexe.

 » Les VBG et les violences sexuelles, c’est une question complexe, car il s’agit d’un phénomène sociétal contre lequel il y a des lois qui viennent y mettre fin. La question en RDC, c’est une question qui est traitée par les organisations de défense des droits humains, mais aussi aujourd’hui avec l’engagement des autorités publiques à travers des lois. C’est qui manque, c’est l’application afin de mettre fin à l’impunité contre les violences sexuelles. Avoir des lois, c’est une chose et son application, c’est l’essentiel. C’est sur ça que nous nous concentrons et tous les acteurs étaient inanime sur cette question pour mettre fin à l’impunité. Mais aussi amener la communauté à prendre conscience, à dénoncer, et aux victimes d’avoir droit à la justice sans difficultés liées aux frais, » explique-t-il.

Photo de famille à Élisabeth Hôtel

Pour sa part, Égide Kitumaini, journaliste et défenseur des droits humains pense que pour vulgariser ces ordonnances Loïs, il faut une parfaite collaboration entre les parties prenantes.

« C’est une opportunité que le JDH nous offres pour réfléchir de quelle manière nous pouvons agir ensemble en tant sur les parties prenantes pour que nous prenions le taureau par les cornes afin que les victimes des viols et violences sexuelles soient dans leurs droits. C’est à travers la diligence de traitement des dossiers par rapport aux viols, et cela, dans une parfaite collaboration. Nous pensons que viens aussi une façon de contribuer également à la promotion des droits des femmes et jeunes filles qui ont été longtemps meurtri par les violences, » dit-il.

Notons que cette activité rentre dans le cadre du projet « Canada-monde : La voix des femmes et des filles ». Elle correspond avec l’objectif de JDH/JHR-RDC qui vise à engager les membres des communautés au respect des droits humains et plus particulièrement, ceux des femmes et des filles pour lutter contre l’impunité des toutes les violations faites à leur égard.

Divin Cirimwami

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